Une Mémoire d’éléphant dans un magasin de porcelaine


Une comédie névrotique qui nous rappelle les petits tocs et manies que l’on aime reconnaître chez les autres ! Et dissimuler chez soi…

Elephant Flyer FrontElephant Flyer Back

Note de l’auteur Vincent Delboy

Les petites démences et les manies m’ont toujours fasciné chez mes contemporains.

Nous avons tous dans notre entourage une personne que nous aimons beaucoup qui semble être à moitié étrangère à notre monde. Cette personne nous fait rire souvent, nous déroute parfois et, finalement, nous fascine. Très souvent, ces personnes sont loin d’être bêtes. Non. Elles sont seulement folles. Et on envie bien fréquemment leur folie qui leur apporte le détachement dont nous manquons trop lorsque nous rabaissons tout à ras-de-terre. Bien entendu, ces personnes ne se rendent pas compte qu’elles sont « autres ». C’est ce qui fait leur charme.

Que se passerait-il si l’un de ces doux-dingues savait faire partie de cette catégorie de personnes ? Cela le rendrait-il triste ? Cela l’inquièterait-il ? Comment serait-il perçu par les autres ?

J’ai choisi d’en faire l’illustration par le biais de Babette, qui est restée secouée après un évènement dont elle n’a plus le moindre souvenir, et qui perd depuis une partie de sa mémoire immédiate.

Parmi les autres personnes m’intéressant pour leur tares, il y a les maniaques et les psychorigides – sans doute parce que de très mauvaises langues m’accusent d’en faire partie !

Je parle de ces gens tout à fait normaux qui, dans leur cuisine, ne supportent que les surfaces dégagées de tout, même de ce qui est utile. Je parle de ces gens tout à fait normaux qui, au bureau, rangent leurs pochettes cartonnées à la verticale en suivant une ligne chromatique impeccable. Je parle de ces gens tout à fait normaux qui, en garant leur voiture, choisissent uniquement des places portant des numéros pairs…

Que se passerait-il si cette personne maniaque ne se rendait pas compte que son univers n’obéissait qu’à des règles fixées par elle seule ? Cela lui ferait-il peur ? Se remettrait-elle en question ?

Sous ma plume, Marianne sera cette personne, fraîchement divorcée sans se rendre compte des raisons de sa séparation.
Et si, par un hasard le plus total, Marianne et Babette se rencontraient dans la salle d’attente du psy qu’elles ont en commun ?

C’est ce que raconte « Une mémoire d’éléphant (dans un magasin de porcelaine).

Julia Dorval et Claire Gérard sont Babette et Marianne

Julia DorvalClaire Gerard

Note d’intention du metteur en scène Arnaud Delpoux

A partir de personnages très marqués et d’une unité de lieu, le texte prend le parti de la petite folie ordinaire. Le quotidien devient dès lors propice à la comédie dans cette confrontation de deux caractères bien trempés. Les situations sont vraies, les personnages évoquent tour à tour des femmes croisées ici et là, et qui par la magie du théâtre se rencontrent en une heure de délectation et d’amusement au profit du rire, pas seulement moqueur mais aussi et surtout empathique.

La proximité et la sobriété de la mise en scène nous plonge au cœur de l’histoire, comme si nous étions nous même patients de ce psy. Au suivant !